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Martin Müller, artiste mécanicien et bricoleur de sons, a suivi une formation de mécanicien et de thérapeute corporel. Il a fondé, en 1984, un atelier de mécanique et une serrurerie. Prenant une nouvelle orientation professionnelle en 1991, il a développé ses propres produits dans le domaine de la décoration d’intérieur et de l’éclairage. Puis, il a participé à l’organisation et à la réalisation technique d’expositions et a aussi collaboré à des projets audiovisuels et artistiques.Parallèlement à toutes ces activités, Martin Müller s’est formé, dès 1993, en tant que thérapeute de shiatsu pendant quatre ans, pour ensuite pratiquer à temps partiel dans son propre cabinet durant sept ans.La synthèse de ses connaissances, de ses expériences et de ses observations découlant de ses diverses activités l’a incité à créer ses propres œuvres d’art et c’est en 2002 qu’il a commencé à concrétiser ses idées.
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Anita Hugi, journaliste, et Chris Regn, artiste et conservatrice, à propos de Martin Müller
Si les sculptures cinétiques de Martin Müller parlaient, elles s’exprimeraient certainement en
français. D’abord, parce qu’elles interprètent du Jules Verne;
ensuite, parce qu’elles symbolisent peut-être l’enfance de Louise Bourgeois; mais surtout parce que la poésie du mystère les y
oblige.
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Martin Müller construit et programme des appareils audiovisuels
interactifs, commandés à distance, qui nous entraînent dans un monde sonore déterminé et toujours
renouvelé. Aussi illusoire que le cinéma et aussi précis que l’horlogerie.
Nous aimons tous nous laisser séduire par la technique, qui représente le surnaturel et la vie
artificielle. Jadis, pour nous émerveiller et nous divertir, les automates à musique et les instruments de divertissement étaient montrés autant dans les foires que dans les salons bourgeois.
De nos jours, nous utilisons tous l’automatisation; nous savons ce qu’est un robot et nous sommes en admiration devant les nouveautés exposées dans les foires
techniques. Chez l’artiste Rebecca Horn, ces facettes s’expriment par la roue artificielle du
paon. Chez Martin Müller, les objets cinétiques et les appareils musicaux
offrent, à nos yeux et nos oreilles et avec notre intervention, des effets toujours
nouveaux. |

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L’improvisation est la forme la plus élevée de la
concentration, déclarait le cinéaste expérimental Jonas Mekas. Les oeuvres de Martin Müller naissent après un long processus de recherche et de
fabrication.
Artiste travaillant par l’assemblage de divers ingrédients
expérimentaux, il crée des oeuvres qui deviennent des constructions interactives basées sur l’improvisation.
Le son s’est imposé à lui et il considère la technique comme un moyen de parvenir à son
but. Où veut-il en venir? Avec son générateur d’art en
ligne, l’artiste allemande Cornelia Sollfrank fait travailler les machines et crée de l’art. Pour Martin Müller, elles représentent un face à face, lui offrant un spectacle dans leur environnement
(artistique), en l’étonnant et le divertissant. |
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Avec sa formation en technique et en
mécanique, et tout ce qui touche au corps humain, avec ses sculptures et ses
objets, qui évoquent souvent des silhouettes, il a trouvé des moyens de communication programmés et
interactifs, qui agissent de manière dissociée comme s’ils étaient
vivants.
Ballons, batterie, tuyaux, pompes, morceaux de jouets,
brouillard, lumière, un nombre incroyable d’articulations
métalliques, d’arcs, de vis et de caissons pleins de fils et de platine font de chacune de ses sculptures une sorte d’acteur de soirées de
salon. Ces machines en filigrane sont plantées devant nous, dans une semi-pénombre mate et
dépouillée; elles se mettent soudain à pomper, à sonner, à
fumer, à s’allumer spasmodiquement. Même si la mécanique et les matériaux nous sont montrés
ouvertement, c’est le mystère qui nous relie à eux. |
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Tous ces objets ont un secret et nous attendons le message qu’ils pourraient nous
transmettre. La prochaine sculpture de Martin Müller pourra écrire et nous avons hâte de la
lire. |
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